(APRA) Un récent article paru dans la revue Science et Vie rapporte que deux chercheurs américains ont fouillé un siècle de données scientifiques se rapportant à l’agriculture. Ils en sont venus à la conclusion que plus les cultures agricoles sont diversifiées, moins elles contaminent l’eau.
Whitney Broussard et Eugene Turner notent que dès le début du XXe siècle les cours d’eau américains présentaient déjà un trop-plein d’azote.
Toujours selon ces deux chercheurs, depuis les années mille neuf cent, la concentration de nitrate liée à l’épandage d’engrais azoté a été multipliée par trois à quatre en moyenne aux États-Unis, et par dix dans l’Iowa, l’un des greniers à maïs américain. On utilisait là -bas huit fois plus d’engrais en 2003 que quarante ans plus tôt.
Au début du XXe siècle, aux dires de Broussard et Turner, la relation entre la surface cultivée et e taux d’azote était linéaire. Désormais, cette linéarité n’est plus de mise. Trop d’engrais et trop de drainage ont multiplié l’azote polluant bien plus vite que les terres agricoles ne progressent. Signe qu’il est peut-être temps d’être plus raisonnable et de réduire les pertes pour réduire la pollution. Ce défi d’une agriculture moins néfaste pour l’environnement reste à surmonter.