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Journal de Lavaltrie

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Les motocyclistes entendront-ils le message ?

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(CM) Heureuse initiative que cette campagne antibruit initiée par le Comité d’action politique motocycliste (CAPM). Ce mouvement, fondé en 1993, veut favoriser la cohabitation entre les motocyclistes et les citoyens.

Le but de cette campagne, néanmoins, n’est pas désintéressé. Les membres du CAPM ont compris que le meilleur moyen de continuer leur trip de «Easy Rider» ou de «Wild One» en toute quiétude, c’est d’éviter les ennuis avec celles et ceux qui ne partagent pas leur amour de la moto.  La soupe commence d’ailleurs à être chaude.

Dans quelques villes du Québec, notamment Saint-Sulpice, des campagnes antibruit ont été mises sur pied pour inciter au respect des citoyens. Il est difficile, même les motocyclistes en conviennent, de faire la sourde oreille aux pétarades d’engins, dont la taille du moteur et du silencieux est disproportionnée par rapport à celle des cerveaux de celles et ceux qui les enfourchent.

Voilà pourquoi Christian Bergeron, le président du CAPM a cru bon prendre les devants en ne niant pas l’existence du problème et en lançant une campagne contre la pollution sonore des motos en misant sur le respect mutuel.

Selon Christian Bergeron : « Les motocyclistes doivent comprendre qu’en entrant dans une ville ou un village, ils ne passent pas uniquement devant les maisons, mais cohabitent aussi avec des citoyens qui ont droit à leur tranquillité.»

On ne peut lui donner tort, mais on sait que ce genre de message, malheureusement, ne rejoint souvent que les motocyclistes qui ont une tête sous le casque et qui déjà comprennent et respectent leurs citoyens.

Cela dit, il serait instructif de connaître le nombre de contraventions émises par les différents corps de police pour bruit excessif généré par les autos et les motos à proximité des lieux d’habitation. Une demande en ce sens sera logée par le Journal de Lavaltrie auprès de la SQ qui dessert Lavaltrie et une autre le sera auprès de la police de l’Assomption qui veille au respect des limites de vitesse et de bruit à St-Sulpice.

Selon un document du ministère des Affaires municipales, des Régies et de l’Occupation du territoire, les MRC doivent tenir compte de la problématique du bruit routier. Pour ce faire, précise le document, la Politique sur le bruit routier préconise un niveau de bruit extérieur qui ne dépasse pas le niveau de 55 décibels reconnu comme le seuil acceptable pour les zones sensibles au bruit, c’est-à-dire les aires résidentielles, institutionnelles et récréatives. Intéressante précision sur le rôle méconnu des municipalités régionales de comté.

Mise à jour le Jeudi, 08 Juillet 2010 19:32